Prendre Place
Genre :
- Film
- Exposition
Thèmes :
- Performances
- Cirque
- Patrimoines des périphéries
- Architecture
Genre :
- Film
- Exposition
Thèmes :
- Performances
- Cirque
- Patrimoines des périphéries
- Architecture
« Comment nos lieux de vie nous construisent-ils et nous façonnent-ils ? Comment et pourquoi se lie-t-on intimement avec des espaces ? Face à la ville qui se transforme, comment conserver la mémoire des habitant·es et des lieux disparus ?
En 2025, avec Hélène Combal-Weiss, au travers d’un studio d’enregistrement en itinérance sur le territoire, nous avons enregistré des habitant·es de la ville de Bagneux afin qu’iels nous racontent leurs attachements à des lieux spécifiques de leur territoire. Monique, 79 ans, retrace ses souvenirs d’enfance à la Cité du Champ des Oiseaux dans la France d’après-guerre ; Raphaël raconte ses baisers adolescents sous le hêtre pleureur du parc Richelieu, etc. Prendre Place contribue activement à redonner de la place aux habitant·es, à valoriser leurs vécus et les héritages des territoires urbains périphériques.
Ces récits documentaires ont ensuite été transformés en chorégraphies par des artistes du mouvement, que nous allons filmer dans les lieux répertoriés par les habitant·es. Ces films seront ensuite diffusés au sein d’une exposition, composée de cabanes en tissus colorés, teints avec des espèces végétales locales, collectées à Bagneux.
Exposition :
du 26 juin au 02 juillet 2026, au Plus Petit Cirque du Monde de Bagneux. Entrée libre. En savoir +
Extrait n°07 : Tatjana — Le pré de la Lisette
“Je me rends au travail à pied, en traversant la friche de la Lisette. À gauche, il y a des arbres fruitiers et à droite, il y a une magnifique forêt de saules en liberté. Quand on habite en ville, se rendre à pied au travail, c’est vraiment un luxe. Pour mon ancien emploi, je m’y rendais en voiture et j’étais dans les embouteillages le matin. En ville, le décor est toujours le même, mais quand on traverse la friche, ça change chaque jour, à chaque saison, et c’est magique. Parfois, il y a des herbes hautes, des carottes sauvages ou des chicorées. J’ai grandi en Serbie. Quand j’étais petite, j’allais chaque été chez ma grand-mère pour les vacances. C’est là que je me suis aventurée pour la première fois dans une forêt. J’ai eu l’impression que mes sens étaient décuplés, que je voyais mieux, que j’entendais mieux, que je sentais mieux. Puis quand je suis arrivée à Paris, cette expérience a été enfouie en moi, mais aujourd’hui, je sens que cette forêt est en train de ressurgir, grâce à la friche. Mon rêve, c’est qu’il y ait des petites forêts partout, reliées par des friches, des jardins privatifs, des coulées vertes. Ce serait le meilleur projet architectural pour une ville.”
En 2025, avec Hélène Combal-Weiss, au travers d’un studio d’enregistrement en itinérance sur le territoire, nous avons enregistré des habitant·es de la ville de Bagneux afin qu’iels nous racontent leurs attachements à des lieux spécifiques de leur territoire. Monique, 79 ans, retrace ses souvenirs d’enfance à la Cité du Champ des Oiseaux dans la France d’après-guerre ; Raphaël raconte ses baisers adolescents sous le hêtre pleureur du parc Richelieu, etc. Prendre Place contribue activement à redonner de la place aux habitant·es, à valoriser leurs vécus et les héritages des territoires urbains périphériques.
Ces récits documentaires ont ensuite été transformés en chorégraphies par des artistes du mouvement, que nous allons filmer dans les lieux répertoriés par les habitant·es. Ces films seront ensuite diffusés au sein d’une exposition, composée de cabanes en tissus colorés, teints avec des espèces végétales locales, collectées à Bagneux.
Exposition :
du 26 juin au 02 juillet 2026, au Plus Petit Cirque du Monde de Bagneux. Entrée libre. En savoir +
Extrait n°07 : Tatjana — Le pré de la Lisette
“Je me rends au travail à pied, en traversant la friche de la Lisette. À gauche, il y a des arbres fruitiers et à droite, il y a une magnifique forêt de saules en liberté. Quand on habite en ville, se rendre à pied au travail, c’est vraiment un luxe. Pour mon ancien emploi, je m’y rendais en voiture et j’étais dans les embouteillages le matin. En ville, le décor est toujours le même, mais quand on traverse la friche, ça change chaque jour, à chaque saison, et c’est magique. Parfois, il y a des herbes hautes, des carottes sauvages ou des chicorées. J’ai grandi en Serbie. Quand j’étais petite, j’allais chaque été chez ma grand-mère pour les vacances. C’est là que je me suis aventurée pour la première fois dans une forêt. J’ai eu l’impression que mes sens étaient décuplés, que je voyais mieux, que j’entendais mieux, que je sentais mieux. Puis quand je suis arrivée à Paris, cette expérience a été enfouie en moi, mais aujourd’hui, je sens que cette forêt est en train de ressurgir, grâce à la friche. Mon rêve, c’est qu’il y ait des petites forêts partout, reliées par des friches, des jardins privatifs, des coulées vertes. Ce serait le meilleur projet architectural pour une ville.”


Une édition imprimée restitue les premiers témoignages collectés :
CRÉDITS :
Un projet de Irvin Anneix et Hélène Combal-Weiss
Performances : Antonin Lebon et les élèves de la formation professionnelle du Plus petit cirque du monde
Ce projet est lauréat de l’appel à projets “Partage ton Grand Paris”
Avec le soutien de : la Société des grands projets
En partenariat avec : la Métropole du Grand Paris
Production : Le plus petit cirque du monde
Production déléguée : CENTQUATRE-PARIS
©2026

